2016
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Championnat du Liban par équipes

Le championnat du Liban par équipes est terminé! La Cité Sportive, trop longtemps ignorée, a reçu les deux derniers championnats 2016 avant la fin de l’été.

Ces deux championnats et surtout le dernier m’ont laissé un goût amer car j’ai constaté que le niveau général de l’athlétisme libanais est devenu déplorable (c’est le résultat logique d’une politique, ou l’absence de politique devrais-je dire, d’athlétisme qui consiste à organiser les championnats du Liban par catégories et open, et à subir les caprices des clubs avec leurs meetings rarement bien programmés). Mais en plus, cette année, il y eut un couac supplémentaire: l’arbitrage!

Avant d’aborder ce volet, je voudrais « redéfinir » à ma façon le principe de l’arbitrage. L’arbitre doit assurer le meilleur contexte à l’athlète pour qu’il puisse donner le meilleur de lui-même, tout en s’assurant que cet athlète respecte les règles du jeu, celles-ci étant mises en place pour assurer les mêmes conditions à tous les athlètes! L’arbitre est donc censé avant tout « aider » les athlètes et non les punir! La sanction vient naturellement quand il y a infraction au règlement. Durant ce championnat, il était évident que les arbitres prenaient un malin plaisir à disqualifier les athlètes. Certes, il y a eu infraction, mais le négativisme était évident: un arbitre au poids qui quitte son poste pour essayer de disqualifier un athlète sur 400m, c’est du jamais vu, faisant preuve à la fois d’une mauvaise gestion et d’une mauvaise foi claires.

Je ne veux pas revenir sur les disqualifications des athlètes, mais j’aimerais ajouter que pour disqualifier une championne comme Gretta (la plus grande championne par ailleurs), il faudrait être sûr de son coup. La seule et unique fois où j’ai assisté à la disqualification d’un athlète sur 200m, était celle de l’américaine Gwen Torrence (championne du monde sur 100m en 1995 et olympique sur 200m en 1992) en finale du championnat du monde à Göteborg en 1995. Ce jour-là l’arbitre ne s’est pas uniquement contenté de le lui dire, mais a aussi montré où elle est sortie et a même calculé qu’elle a en fait couru 198m. Je n’en demande pas tant à nos juges mais le minimum est indispensable: une trace avec un matériau approprié doit être dessinée sur la piste pour montrer l’endroit précis où l’infraction s’est produite (je recopie ici le règlement de l’IAAF). Nos juges se sont juste contentés de dire qu’elle a touché la ligne du couloir à sa gauche. Certes le règlement est clair à ce sujet, mais c’est en ayant recours à une vidéo non officielle que la fédération a maintenu sa disqualification. Et à titre comparatif, Gwen Torrence a empiété (et pas seulement touché) sur la ligne du couloir à sa gauche 6 fois avec le pied gauche et 2 fois avec le pied droit (!), alors que Gretta n’a fait que toucher cette ligne avec le pied gauche. Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu faute, ou que la disqualification était injuste, mais il faut être plus professionnel quand il s’agit de disqualifier une Gretta. (A titre humoristique, alors que le juge-arbitre au poids était déterminé à disqualifier Gretta et donc n’avait d’yeux que pour elle, une athlète moins bien placée a couru sur la ligne de couloir à sa gauche, mais a totalement été ignorée. J’en ai été témoin car j’étais au 200m pour assister au concours du poids. Quand on veut appliquer le règlement, il faut se donner les moyens de cette politique et avoir un plus grand nombre de juges au tournant pour ne pas être injuste envers certains athlètes.)

De même, notre équipe de relais, Blue Stars, a été disqualifiée lors de l’épreuve du 4x100m sans qu’aucun athlète ou dirigeant n’en soit informé. On aurait au moins pu expliquer à l’athlète responsable de l’erreur, où et comment il l’a commise pour éliminer son équipe (le choix du club n’est pas personnel mais est simplement employé ici parce que je peux confirmer tout ce qui a été dit). C’est cette légèreté avec laquelle on disqualifie quelqu’un que je déplore, et non la disqualification en soi.

Je ne voudrais pas clôturer le sujet sur une note négative , il y a bien sûr ceux qui prennent très au sérieux leur rôle et qui le remplissent le plus consciencieusement possible. Il faut avoir une équipe de juges très compétente pour réussir un quelconque championnat et peut-être qu’une redéfinition de leurs rôles leur ferait le plus grand bien!

Fini avec l’arbitrage, place aux résultats maintenant.

S’il n’y en a qu’un à retenir, c’est bien le record du Liban de Noureddine Hadid sur 200m: 21.50 (-0.1 m/s). Nour, comme on l’appelle tous très affectueusement, est le meilleur technicien actuel du sprint (après l’ère de Mohamad-Siraj Tamim!) et son record est amplement mérité. Cela faisait d’ailleurs un bout de temps qu’il flirtait avec, et on savait tous qu’il allait finir par se l’approprier. Heureusement qu’il clôture sa saison avec et sur son dernier 200m de surcroît. C’eût été frustrant d’avoir à attendre la saison prochaine. Bravo et mabrouk à Nour!

Continuons chez les hommes avant de se tourner vers les dames, avec les performances remarquables de quelques athlètes qui méritent d’être citées:
  • Nader Jaber a complètement dominé les 5000 et 10000m. Ses temps sont certes encore un peu loin des records libanais, mais tout porte à croire qu’il ne tardera pas à les battre (5000m en 15:23.79 pour un record de 14:33.68 et sur 10000m 32:32.54 pour un record de 30:36.73). Il a mis en tous cas fin au règne absolu de l’armée sur les longues distances.
  • Mohamad Hannouf a confirmé sa valeur sur 800m avec 1:54.43. Il a manqué de peu le doublé sur 1500m.
  • Khaled Dennaoui a quant à lui prouvé qu’il reste le meilleur sur l’épreuve de 1500m 4:00.81. Mais les records d’Ali Khazaal sur 800m et 1500m paraissent quand même inatteignables, 1:50.66 et 3:49.89 respectivement en 1997 pour les 2 records!).
  • Ali Hazer reste le meilleur sur 400m haies bien qu’il ait couru assez loin de son record national (53.57 contre 52.95). Mais c’est sa 1ère place au saut en longueur avec 6.83m (devançant Mohamad Traiji, 6.62m, le super favori de la discipline) qui a surpris tout le monde. Il ne faut pas oublier qu’Ali est un décathlonien avec 6.91m en 2007 et donc sa performance ne devrait pas étonner. Il a simplement décidé de concourir là où il pouvait rapporter le plus de points à son club. Et ça a marché!
  • Hassan Mansour reste le meilleur sur 400m avec 49.07 assez loin quand même de son SB, 48.62 en juin (et qui est aussi son PB soit dit en passant). Bien que Hassan fût le vainqueur attendu, pour moi la surprise est venue de son dauphin, Thomas Semaan qui réalise 49.46, un temps que je qualifierai de très bon connaissant le rythme et le mode de vie de Thomas (je serais même tenté de dire qu’il était lui-même aussi surpris…).
  • Mais la révélation de ce championnat est sans nul doute Christopher Saikalis, américano-libanais, de père libanais vivant aux Etats-Unis. Christopher a réussi au lancer du poids 17.51m, loin devant Alain Saad 2ème avec 14.22. Mon seul regret est l’absence de Badri Obeid, notre meilleur lanceur depuis plus de 10 ans, à cause d’une opération qu’il a subie et qui l’a empêché de participer à toutes les compétitions en 2016 (sauf une en avril). Voir ces 2 champions se battre pour la 1ère place aurait sûrement été un beau spectacle (pour les peu nombreux spectateurs assis sur l’unique banc ou à même le sol face à l’aire de lancer!). A charge de revanche! (Il faudrait préciser que le club de Christopher, Maristes Champville, a déjà envoyé les résultats qu’il a réalisés cette année aux Etats--Unis dont un lancer à 18m qui, lorsque reconnu par la Fédération Libanaise d’Athlétisme, FLA, serait notre nouveau record national, sinon les 17.51m le seraient certainement.)
Chez les dames, 2 athlètes se partagent la vedette: Gretta Taslakian qui participait au championnat par équipe après avoir accouché de son fils, et Aziza Sbeiti qui confirme sa suprématie sur 100m (je trouve désolante la disqualification de Gretta sur 200m où nous avons assisté à une très belle course entre elle et Aziza, mais j’en ai déjà parlé plus haut!). Gretta reste une grande championne qui a montré sa valeur en revenant à une telle forme aussi vite. Aziza, certainement déçue pour Rio 2016 (elle était pressentie pour y aller avant que Chirine Njeim ne se qualifie au marathon) a certainement profité de ses stages avec Ralph Mouchbahani, un ami à moi et entraîneur germano-libanais. Ses courses en dessous des 12 secondes sur 100m et son 24.53 sur 200m le montrent bien.

Comme chez les hommes, les détentrices d’une double nationalité ont frappé fort: Nadia Dagher, qui a déjà couru au Liban en 2015, gagne les épreuves de 800m et 1500m avec 2:16.05 et 4:37.39 respectivement, et Samantha Saikalis, la sœur de Christopher, remporte le saut en hauteur avec 1.65m mais se fait surprendre au javelot par Jeannette Saïd qui a su revenir en forme à cette occasion (35.88m pour la 1ère place et 34.65m pour la 2ème). Je m’attendais certainement à mieux de Samantha au javelot dont le PB/SB est de 37.85m en avril, mais il est normal de rater une compétition de temps en temps. Là aussi il faut attendre la décision de la FLA en ce qui concerne les dates du choix de la nationalité libanaise et donc voir si les performances réalisées par Nadia ou Samantha constituent des records nationaux (à titre de rappel, Nadia Dagher a déjà couru lors du championnat du Liban en 2015 les 1500m en 4:37.43 qui serait alors un record national).

Krystel Saneh courait (c’est le mot!) après son propre record sur 100m haies depuis un certain temps. C’est chose faite! 15.34 est son nouveau record dames (ancien record 15.44). Kix, son surnom chez les athlètes, gagne aussi le concours du saut en longueur, son épreuve fétiche en athlétisme, avec 5.49m.

J’aimerai terminer en mentionnant la belle course de Sylvie Antoun sur 5000m. Sylvie qui fait son Ph.D. au Canada est rentrée pour les vacances d’été. Elle en a profité pour participer au championnat du Liban, et a étonné tout le monde par son aisance sur la distance. Elle gagne d’ailleurs avec 20:03.52 avec pratiquement 30 secondes d’avance sur la 2ème, Ghina Assir, (20:33.90), au-delà de 150m. Sylvie est certes encore loin du record de Maria-Pia Nehmé, 17:07.99 en 2015, mais tout porte à croire qu’elle peut le battre un jour!

Il est vrai que le niveau technique du championnat surtout au niveau de l’arbitrage n’était pas à la hauteur d’une telle compétition, mais la performance de certains athlètes, l’esprit sportif qu’ont montré pratiquement tous les athlètes ont compensé un tant soit peu ces défaillances. Et quoi de plus normal puisque l’athlétisme c’est ça et non pas des règles mal comprises et mal appliquées.

Hommage à Gretta Taslakian, la meilleure:

L’athlétisme, et le sport en général, est une activité où la performance est intimement liée à l’âge. S’arrêter fait donc partie du jeu et pourtant, choisir le moment de le faire est toujours difficile! Les athlètes passent tellement de temps sur la piste, dans la salle de gym, et à vivre carrément pour le sport, qu’ils perçoivent mal leur vie sans le rythme des entraînements.

Mais aussi, et dans une moindre mesure, il y a les fans. Pas toujours simples spectateurs, ils incluent tous ceux que les athlètes touchent au cours de leur carrière sportive: copains d’entraînement, adversaires d’un jour, entraîneurs et famille. Ce que les champions réalisent sert toujours de motivation pour les autres athlètes, inspire les jeunes générations, et fait rêver pratiquement tout le monde.

Mon premier souvenir de Gretta remonte à l’an 2000 durant une compétition à Rhodes. Elle avait alors 15 ans! Et depuis qu’est-ce qu’elle n’a pas réussi: elle est la première libanaise sous les 12 secondes sur 100m, la première et l’unique (jusqu’à maintenant!) sous les 24 secondes sur 200m et enfin sous les 54 secondes sur les 400m avec évidemment les 3 records du Liban, et la seule à avoir remporté une médaille asiatique chez les dames sur 200m. Quel beau palmarès!

Elle a consacré toute sa vie (jusqu’à maintenant) à l’athlétisme, s’entraînant sans relâche pour assurer tout cela. Elle est la meilleure que le Liban ait connue!

Cette décision lui appartient à elle seule, mais je sais que beaucoup comme moi vont la regretter sur les stades. Je te souhaite, chère Gretta, la réussite dans tout ce que tu vas entreprendre à partir d’aujourd’hui, tu ne mérites que le meilleur!

Bonne chance et peut-être à bientôt sur les gradins!

Gaby Issa-El-Khoury
25-Sep-16
Version Française
Archives
Lebanese Clubs Championship

The National Championships are over! They took place at the Camille Chamoun Sports City Stadium before the end of the summer.

The two championships, and the last one especially (the clubs’), left me disappointed, as I came to the sad conclusion that the level of track and field athletes has become deplorable (which is the logical result of politics, or should I say lack thereof, that consist in organizing the championships by category and open, and in tolerating the clubs’ whims with their rarely well-timed meetings). However, this year witnessed an additional quack: arbitration!

Before I address this topic, I would like to “redefine” arbitration, in my own way. The referee should ensure the best conditions for the athletes to give the best of themselves, all the while making sure the participants follow the rules of the game, which are there to guarantee the same conditions to all. The referee should thus and foremost “help” the athletes, instead of punishing them. A sanction should occur should there be infraction to the rules. During this championship, it was quite obvious that the arbitrators were taking pleasure in disqualifying athletes. Clearly, there has been transgression, but negativism was evident: a shot put referee that leaves his station to try and disqualify an athlete in the 400m competition, is a clear proof of bad management and bad faith.

Without dwelling on the disqualifications, I’d like to add that for one to disqualify a champion like Gretta (the biggest of them all in fact), one has to be sure of it. The only time I witnessed an athlete’s disqualification on 200m was that of the American Gwen Torrence (100m world champion in 1995 and 200m Olympic champion in 1992) at the finals of the World Championship in Göteborg in 1995. That day, the referee didn’t only tell her, but also showed her where she had gone out and even calculated that she had actually run 198m. I’m not asking for this much, but the minimum has to be done: a mark should be drawn on track to show the exact place where the infringement happened (I’m copying the IAAF rule here). Our judges only stated that she had touched the line on her left. Sure, the rules are clear when it comes to this, but they only relied on a non-official recording to maintain their decision to disqualify Gretta. To draw a comparison, Gwen Torrence had stepped on (and not only touched) the lane’s line on her left 6 times, and twice with her right foot (!), whereas Gretta only touched the line with her left foot. I’m not saying there was no violation, or that it was unfair, but it requires a great deal of professionalism to disqualify someone like Gretta. (As a side joke, while the judge was determined to disqualify Gretta and was thus all eyes on her, a less well-placed athlete ran on the line but was totally ignored. I know that because I was standing at the 200m mark to watch the shot put competition. When one wants to apply the rule, one has to have all the means to do so and ensure the right number of referees at the turn to avoid any injustices).

Similarly, our own relay team (Blue Stars) was disqualified at the 4x100m race without any of the athletes or coach being notified. They could have at least explained to the athlete who committed the violation, where and how he did it. I’m using this example simply because I can confirm whatever was said about it. It is this “lightness” with which an athlete is disqualified that I’m condemning, and not the disqualification as such.

I do not wish to close the subject on a negative note, there is, of course, those that take their role very seriously and fill it as conscientiously as possible. In order to succeed in the organization of championships, it is imperative to have a competent team of judges, and a redefinition of their roles would be highly needed!

Let’s tackle the results now.

If there’s one result to keep in mind, it is the new Lebanese record set by Noureddine Hadid on 200m with 21.50 (-0.1 m/s). Nour, as we all affectionately call him, is the best current sprint technician (from the post- Mohamad-Siraj Tamim era!) and his record is truly well-deserved. It had actually been a while since he’d been flirting with it and we all knew it was bound to happen. Fortunately, he managed to achieve this by the end of the season and on his last 200m race. It would have been frustrating to have to wait for next season to see it happen. Well-done and mabrook to Nour!

Before looking at the women’s performances, let’s keep going with the men’s, as some of their performances are worth mentioning;
  • Nader Jaber totally dominated the 5000 and 10000m races. His times are certainly still a bit far from the Lebanese records, but everything seems to indicate that it won’t be long before he breaks them. (5000m in 15:23.79 for a record of 14:33.68 and on 10000m 32:32.54 for a record of 30:36.73). He certainly managed to put a term to the Army’s reign on long distance races.
  • Mohamad Hannouf confirmed his worth on 800m with 1:54.43, and was very close to doubling on 1500m.
  • Khaled Dennaoui proved that he remains the best on 1500m with 4:00.81. However, Ali Khazaal’s records for 800m and 1500m dating back to 1997 still seem unattainable with 1:50.66 and 3:49.89 respectively.
  • Ali Hazer is still the best on the 400m hurdles although he was quite far from his own national record (53.57 vs. 52.95). But it’s his win at long jump with 6.83m (winning over Mohamad Traiji, 6.62m, the discipline’s favorite athlete) that surprised everyone. However, Ali being a decathlete with a jump of 6.91m (achieved in 1997), this last performance should not come as a surprise to anyone actually. He simply decided to compete in whichever discipline would allow him to collect the most points for his club, which proved to be efficient!
  • Hassan Mansour won again on 400m with 49.07, which is far from his SB 48.62 achieved last June (which is also his PB, that said). Although Hassan’s win was expected, the surprise came from Thomas Semaan who came in second with a time of 49.46, which is really good, considering Thomas’ busy lifestyle. He might even have been surprised himself!
  • The big discovery of this championship was undoubtedly Christopher Saikalis, who is Lebanese-American and lives in the US. Christopher achieved 17.51m at shot put, far ahead of Alain Saad, who was second with 14.22m. My only regret was the absence of Badri Obeid, our best shot putter for the past 10 years, because of a surgery that kept him from participating to all the 2016 competitions except for one in April. Seeing these two champions compete against each other would have made for a nice show (for the few spectators sitting on the one bench or even on the floor, facing the throwing area!). (It is worth mentioning that Christopher’s club, Maristes Champville, has already sent the results he achieved in the States, including a throw at 18m which, once recognized by the Lebanese Federation, would be a new national record. Otherwise, it would certainly be that of 17.51m.)
On the women’s side, two athletes got the spotlight: Gretta Taslakian who was participating to the clubs’ championship shortly after having given birth to her son, and Aziza Sbeiti who confirmed her supremacy on the 100m distance. It is a pity that Gretta got disqualified on the 200m after a beautiful race between her and Aziza, but I already talked about this earlier. With the fast comeback she had, Gretta proved once again that she is a true champion. Aziza, surely disappointed of not having been to Rio (she was expected to go before Chirine Njeim got qualified for the marathon), has certainly gained a lot from training with Ralph Mouchbabani, a Lebanese-German friend of mine and coach. Her times under 12 seconds over 100m and her 24.53 over 200m surely reflect that.

As seen with men, holders of double nationalities have performed really well: Nadia Dagher, who had already competed in Lebanon in 2015, won on the 800m and 1500m with 2:16.05 and 4:37.39 respectively, whereas Samantha Saikalis, Christopher’s sister, won the high jump contest with 1.65m, but got beaten on the javelin contest by Jeannette Said who was able to make a comeback on this occasion (35.88m for the 1st place et 34.65m for the 2nd). I was certainly expecting better from Samantha on javelin (she had a PB/SB of 37.85m back in April), but it is normal to underperform from time to time. Here too, we will need to wait for the Lebanese Federation’s decision regarding the dates on which the holders of double nationalities opted for the Lebanese citizenship, which will determine whether or not Nadia’s or Samantha’s performances will constitute new national records (as a reminder, Nadia Dagher had already competed in the National Championship in 2015 in the 1500m race in 4:37.43, which would thus be a national record).

Krystel Saneh has been trying to beat her own national record on 100m hurdles for a while now, and has finally reached her objective! 15.34 is her new record (the previous one being 15.44). Kix, as we call her, also won the long jump contest, her favorite discipline, with 5.49m.

I’d like to conclude by mentioning Sylvie Antoun’s beautiful race on the 5000m. Sylvie is working on her PhD in Canada, and was back home for her summer vacation, which allowed her to compete in the Lebanese Championship. She astonished everyone with the ease with which she ran this distance. In fact, she won the race with 20:03.52, with a 30-second lead on the second winner, Ghina Assir (20:33.90). Sure, Sylvie is still far from beating Maria-Pia Nehme’s record (17:07.99 in 2015), but anything is possible.

Although many things are yet to be improved on the judging level, some athletes’ performances, as well as the sportsmanship most of the participants demonstrated, compensated for the failures of some of the referees. This is how it should be, since track and field is first and foremost about that, and does not revolve around rules and regulations that are misunderstood and not well-applied.

Tribute to Gretta Taslakian, the best

Track and field (and sports in general) is an activity where performance is tightly tied to age. Retiring is thus part of the game, however, picking the right moment to step down is always tough. Athletes spend so much time on track, in the gym, living almost solely for the sport, that they have a hard time going on with their lives without the rhythm of training sessions.

But let’s not forget the fans. Not only spectators. They also include anyone athletes encounter throughout their careers: team mates, opponents, coaches and family. What champions achieve is always a source of motivation for other athletes and one of inspiration for the younger generations, making everyone dream.

My first memory of Gretta goes back to the year 2000 in a competition in Rhodes. She was only 15 back then! She has since accomplished so much: she is the first Lebanese woman under 12 seconds over 100m, the first and only (so far!) under 24 seconds over 200m, and under 54 seconds over 400m (and obviously holds the three national records), and the only woman to have won an Asian medal over 200m. What a beautiful achievement!

She has dedicated her entire life (until now) to track and field, training non-stop to make sure she achieves all of the above. She is the best this country has ever known!

This decision is hers to make, and I know she will be missed on track. I wish you, dear Gretta, all the success in anything you undertake. You deserve the best!

Good luck, and see you hopefully on the bleaches!

Gaby Issa-El-Khoury
25-Sep-16